Ce blog est destiné à vous faire partager notre aventure...

mercredi 14 juillet 2010

Il était une fois, une partie de pêche au gros....

Un père dit le Padre et son deuxième fils, un dénommé Sylvain,Réunionnais par intérim, (un souhait non caché de votre scribe du jour), décidés à affronter Neptune.

Pour une fois, ils se trouvaient ensemble sur le même bateau (la planche c'est trop petit pour moi) ou plutôt pour être plus précis, sur la même galère (vous verrez plus tard la tête d'un galérien que vous connaissez sûrement).

Il aura fallu attendre 10 jours pour enfin embarquer. Il faut dire que les conditions météo n'étaient guère favorables : mer déchaînée, alizés de 35 nœuds à 40 nœuds, à ne pas mettre une planche à voile dehors, pluies, bref un temps de Réunion anormal en quelque sorte.

Normalement, en gras, c'est un mot que Claudie et moi-même venons de découvrir avec nos enfants.

Normalement le matin il fait toujours soleil..., faux !, depuis que nous sommes sur cette île, il fait presque tous les matins, sombre voire pluvieux.

Normalement on est en saison sèche..., faux!, Sylvain vient de découvrir que les essuies-glaces sont indispensables dans tous les coins de cette contrée, surtout ceux où ils n'ont jamais vu une goutte d'eau, car quand la pluie tombe, elle tombe drue.

Normalement, en se levant de très bonne heure, les cirques à découvrir sont dégagés, les lumières magnifiques..., celles de la boulangerie pour se réchauffer et prendre un chocolat chaud resteront longtemps gravés dans nos mémoires, et nos cirés , Queshua ou autre Aigle resteront à jamais nos plus fidèles pare-intempéries....

En résumé, depuis que nous sommes à la Réunion, rien ne se passe normalement, mais çà c'est normal et propre à notre famille, qui on peut se le demander, cherche toujours à se faire remarquer d'une manière ou d'une autre.

Cette digression achevée, pardonnez-moi, mais cela méritait d'être dit, revenons à nos moutons ou plutôt à nos poissons.

Rétro planning :

Le rendez-vous, au port de St GILLES est prévu à 6H45.

Une demi-heure de route, les derniers préparatifs, les soulagements intestinaux et autres nous imposent un lever à 5H00. C'est dur dur pour des gens qui se lèvent plus facilement en milieu de matinée, je parle pour Sylvain bien entendu ...qui s'éternise auprès de sa brune...

Pas de retard, on arrive dans les temps, à 6h30, mais déjà notre Sylvain, peut-être un peu angoissé, nous impose un passage dans la cabane au fond du jardin, avant embarquement.

Un troisième pêcheur nous rejoint, on embarque, il est 6H40, on est " fin prêt", et bien décider à s'éclater.

C'est parti ..., un bateau de 10 mètres, équipé pour la pêche au gros, propulsé par deux moteurs inboard de 200 CV, boissons à volonté, casse-croûte programmé..., que du bonheur en perspective.

Nous avons suivi les conseils du capitaine : N'emmener que lunettes de soleil, crèmes à bronzer écran total, casquette, et éventuellement un pull pour le départ, si les températures sont trop basses. N'oublions pas ! c'est l'hiver austral....! et c'est trop dur pour les créoles.

A l'arrière du bateau on apprécie le lever du soleil sur l'île, c'est magique, on prend quelques photos. Il ne fait vraiment pas froid, le bateau avance promptement, la mer est belle avec cependant une houle résiduelle de 2 à 3 mètres.

Pendant l'approche de la zone de pêche située à 8 milles, le second du capitaine, un créole bourru, peu enclin à nous donner des explications claires, nous fait tirer des jetons pour déterminer notre ordre de passage. Je tire le 2 , Sylvain le 3. On aura donc le loisir de voir comment se passe la première prise.

Notre pêcheur professionnel installe les cannes, et directement place une sardine sur un hameçon gros comme mon pouce. Le fil, j'ose même pas en parler, du tire-tout, 1mm, 1,5mm ou plus c'est énorme. Le pêcheur s'active à animer un des leurres, en tirant violemment sur le fil qu'il tient à la main, se protégeant avec un gant en kevlar (déformation professionnel, excusez-moi!).

On attend la touche avec impatience, je jette un œil sur Sylvain, qui me dit "je me sens pas bien, suis à ras bord..." ce que me confirme son teint habituellement halé et lisse passé au ton blafard, livide, ridé et penaud...

Çà y est la bête est ferré, des cris à bord, le bateau arrête la traîne, la canne est passée à notre compagnon de pêche, qui se fait prestement engueuler :

Mouline ... , mouline plus ... , mouline ... , trop vite , trop fort ... , lève la canne plus fort, moins fort, baisse la canne....

la bête se défend, une superbe daurade coryphène, qui en moins de 5 min, malgré ses sauts se retrouve à bord après avoir été harponnée à la gaffe par notre pécheur. Elle saute partout sur la plage arrière avant de disparaître sous un coffre qu'elle malmènera durement pendant quelques minutes d'agonie (C'est la vie ...!!!, et toute la cruauté qui l'accompagne...).

Sylvain est absent, en travers du bastingage, des soubresauts gastriques le tordent violemment. J'espère que cela passera rapidement, qu'il puisse profiter de cette sortie.

Branle-bas, pas le temps de souffler, après ces premières émotions, une autre bête est ferrée. On me dit que c'est un thon. Je ne suis pas contrariant, je prends la canne que je place dans le harnais dont je me suis paré, et commence la remontée du lascar. "Bon dieu !" que c'est dur !, je me fais un peu engueuler mais pas trop, (je dois bien m'y prendre ou alors c'est que ma corpulence les impressionne et qu'ils ne veulent pas de mutineries à bord).

Pas loin de 10 min se sont écoulées, je commence à transpirer, le poisson arrive au bord du bateau, c'est un beau thon, qui se rend compte qu'on ne lui veut pas que du bien (comme je le comprends), et décide que cela ne se passera pas comme çà. Un coup de queue et il plonge vers les fonds....le cliquetis de la bobine qui se dévide n'en finit pas....enfin après quelques faux espoirs, il cesse.

Remonte la canne, mouline en baissant la canne......Doucement, plus vite....mes oreilles n'entendent plus les commentaires, je me concentre sur les efforts que je fournis, mon bras gauche se tétanise...., je sue à grosses gouttes, 20 min me seront nécessaires pour remonter ce thon qui ne pesait que 27kg.

je n'ose même pas imaginer la dureté d'un combat avec un thon de 100kg, ou de celui avec un marlin pouvant atteindre 1000kg. (1heure par 100kg de marlin, dixit le pécheur).

J'oubliais.... pendant que je m'épuisais, mon Sylvain, revenu à lui se battait avec une daurade, il nous a fallu se croiser l'un par dessus l'autre, pour ne pas s'emmêler.

La suite..., peu de touches, peu de poissons, moi épuisé dont le bras gauche ne cesse de trembler, et notre Sylvain en SPIN OUT, en travers du bastingage participant activement à l'amorçage, complétant ainsi celui du pécheur réalisé avec un thon, dont la date limite de consommation était outrageusement dépassée (l'odeur est évidemment compatible avec le mal de mer).

A noter dans nos mémoires, entre 2 nausées, qu'un thon de 2kg, a bien failli faire passer notre Sylvain par dessus bord : pas brillant pour un planchiste de chuter d'un bateau, entraîné par une sardine !!!

Une très belle sortie, que du bonheur, dommage que la communication entre père et fils se soit limitée à : ça va mieux ??? Bof, argrr ...et autres bruits incongrus...


Le tableau : Sylvain 2 daurade, 1 thon

moi 1 daurade 1 thon (les plus gros sur la photo) en rapport avec votre pêcheur.

Pour notre compagnon de virée la plus petite daurade et une bonite.

Après des tours et des contours, retour au port à 13 heures, où nos fidèles femmes attendaient avec amour leurs beaux marins, pour partager un "restaurant réparateur", précédé d'un punch particulièrement apprécié après toute sortie mouvementée.

Bisous à tous Rémy,


mercredi 7 juillet 2010

Les parents sur l'île...

Salut tout le monde !!!

Débarquement des beaux parents à la Reunion, attention les yeux !!! Après des retrouvailles chaleureuses, départ immédiat à la découverte de l’ile. Déjà une semaine passée en leur compagnie et déjà pleins de belles images en tête ainsi que de bons moments passés ensemble. Malgré un temps capricieux, ils en prennent pleins les yeux.

Début tranquille avec une ballade au Port de Saint Pierre


les incontournables cascades....

ils en perdent la tête et grimpent aux arbres!!!!

Un petit tour par Saint Gilles pour visiter le Port, réserver les places pour aller faire une pêche au gros et évidemment en profiter pour se faire un bon resto...

Les choses serieuses commencent avec une rando dans le cirque de Cilaos de 3H, la montée est un peu difficile mais le panorama en vaut la peine!




Quel homme!!!avec le grand Benard en fond, la classe!!!





Après l'effort le réconfort avec un bon repas autour de la mare à Joncs


A bientôt pour d'autre aventure!!!

Et oubliez pas de laisser des commentaires....

BISOUS à tous